Désillusion.
Tristesse.
Désoeuvrement.
Et tutti quanti.
Je dois me rendre à l'évidence : Brad m'a posé un lapin. M'ait avis qu'il y a Angie sous roche.
Nonobstant (et toc!), ce week end a été passablement très chouette.
Et en fait, pour clouer le bec à Brad, ce rustre, j'ai passé le week end avec lui :
Bon, la photo date un peu, j'avoue. Mais quand même.
Et puis donc, Deauville. Le Festival. Ca le fait bien. Bon, niveau tourisme, c'est pas ça, on passe les 3/4 de son temps dans les salles obscures. Mais quand on sort, on voit la mer et les parasols. Pas mal.
World's best dad, de Bob Goldthwait.
Le premier vu, le moins aimé. Robin Williams qui joue bien, comme d'hab, mais ça ne suffit pas. Un scenario qui m'a mise mal à l'aise parfois. m'a rarement emballée. Pas top.
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The proposal, de Anne Fletcher, avec Sandra Bullock et Ryan Reynolds (Mr Scarlett Johanson). Une comédie sentimentale, qui pour le coup, est très réussie. C'est bien fait, c'est bien joué, c'est super drôle. Pas un super grand film, mais un bon moment (pour filles). Scenario basique, mais moult personnages secondaires truculents et des scènes qui pourraient devenir cultes (aaaah le stip tease!).
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Shrink, de Jonas Pate, avec Kevin Spacey. Une claque. Scenario douloureux, esthétique léchée, la lumière est sublime. Les personnages cabossés, malheureux qui se démènent comme ils le peuvent avec leurs douleurs. Kevin Spacey est un psy à Hollywood, drogué, à côté de sa vie depuis la mort de sa femme, et qui continue bon gré mal gré d'exercer. Il y rencontre une nouvelle patiente, jeune, fascinée par le cinéma, ils tenteront de s'épauler pour traverser leurs épreuves. A voir absolument, la boîte de mouchoirs dans la poche. Kevin Spacey est exceptionnel.
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Precious, de Lee Daniels. Si Shrink a été une claque, Precious a été une grosse droite qui dévisse la tête.
Âme sensible, s'abstenir. Vraiment. On plonge dans le quotidien glauquissime d'une adolescente americaine d'Harlem, obese, illettrée, enceinte de son deuxième enfant, qui apprends à vivre et à se détacher de ses poisons en même temps qu'elle apprends à lire dans une école spécialisée. Gabby Sidibe nous une performance d'actrice à faire pâlir les plus grandes. Son interpretation toute en sobriété, brute, fait ressortir la cruauté et la violence extrême à laquelle elle est livré en pâture chaque jour. A voir, absolument!
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Vous pensez "mais c'est où qu'il est Harrison Ford?"
Il est là, à côté de moi, pardi! Pendant 1 minute, seulement, c'est vrai. Mais quand même!
Avant The Proposal, Harrison Ford a eu droit à une cérémonie d'hommage à sa carrière. Et quand il est arrivé, et bah il est arrivé à côté de moi. Moi, assise dans mon fauteuil, en train de râler "mais putain c'est quoi cet eclairage pourri, les spots là, je vois rien, fait chier, pourquoi qu'ils m'illumient la tronche comme ça, c'est bon, je sais que je suis pas maquillée, c'est pas une raison de le montrer à tout le monde...". Je tourne la tête, et là, je tombe sur Han Solo, quoi. Délire.
Il est grand. Et puis il a vieilli, un peu. Mais c'est Han Solo, enfin!
Ah oui, et aussi, bon, je dois vous le dire, en toute humilité : j'ai arpenté le tapis rouge sous les flashs des paparazzis.
Ca calme, hein?
Comme dirait ma soeur, "ça démystifie le truc, en fait c'est con de marcher sur un tapis rouge". Parfaitement.
Sous les flashs des photographes.
Ce qui est vraiment con, c'est que je n'avais pas ma robe à frous-frous.
Ni mon brushing.
Ni mes lentilles.
Ni mon maquillage.
Non, j'avais juste mon jean crado, mes lunettes, mon écharpe (il caille, à Deauville, et avec la grippe du cochon mexicain, faut se méfier qu'on m'a dit).
Et mes Converse crados.
La vérité, je suis verte.
C'est peut être la seule fois de ma vie que je me ferai le tapis rouge et il a faillu que je sois sapée comme une Cosette de la Croisette (mais c'etait à Deauville, on m'avait pas prévenue, bordel!!)
Moraité : va falloir que j'y retourne l'année prochaine....